Les activités commerciales


Les activités commerciales sont très développées principalement à Malanville chef-lieu de la commune qui possède le deuxième marché du Bénin après celui de Dantokpa à Cotonou sur le plan des transactions. Initialement prévu pour être animé hebdomadairement (dimanche.), ce marché s’anime aujourd’hui trois jours sur sept (jeudi, vendredi, samedi). Il draine de milliers d’acteurs nationaux et étrangers (Nigériens, Nigérians, Burkinabé, Togolais, Ghanéens etc…. On y rencontre une gamme variée de produits de toutes natures, des vivriers aux produits manufacturés en passant par les produits maraîchers et le bétail. Les produits comme la colas venue du Ghana, la gomme et le souchet du Niger y sont commercialisés également. Ainsi, pour 32 villages administratifs la commune ne dispose que de 8 marchés dont la quasi-totalité se trouve dans un état de sous équipement qui contraste avec leur importance et leurs poids commerciaux. Le commerce informel est très développé au niveau des différents centres commerciaux et dans toutes les localités de la commune. Ce secteur regroupe un certain nombre de branches d’activités à savoir : l’artisanat, le commerce, le transport etc…. qui occupent de plus en plus une place considérable dans l’appareil économique de la commune. L’artisanat occupe une place considérable dans le secteur informel. Il occupe la majorité des jeunes déscolarisés ou ayant quitté le village pour la ville à la recherche d’emploi. Les artisans sont réunis au sein d’un creuset appelé Fédération Nationale des Artisans du Bénin (FENAB) qui regroupe les associations des couturières, des tailleurs, des soudeurs, des mécaniciens, des coiffeuses, des électriciens etc…. C’est une structure qui doit être appuyée en vue d’assurer une formation continue à ces jeunes (éducation sociale et formation professionnelle). Ce qui permettra de réduire le chômage, l’exode rural, de ces milliers de jeunes. La principale conséquence du développement de l’informel crée une compétition déloyale sur les marchés et les produits de ce secteur prennent le pas sur les produits régulièrement importées puisqu’ils échappent au cordon douanier et leurs distributions intérieures échappent souvent à la patente et aux autres taxes payées par les commerçants. C’est le cas des produits de la SONACOP, des textiles, des produits cosmétiques, des produits alimentaires etc…. En dehors du grand marché de Malanville qui s’anime 3 jours sur 7, les autres marchés de la commune que sont Guéné, Garou, Goungou, Kantro, Kassa, Madécali, et Sakanwazénon s’animent de façon hebdomadaire. Hormis le marché de Malanville, tous les autres marchés ci-dessus cités sont spécialisés dans la collecte des produits agricoles. Dans ces marchés ruraux à infrastructures dérisoires, les vendeurs sont généralement installés à ciel ouvert et les produits exposés aux intempéries. Le marché de Malanville véritable greniers de bon nombre de Nigériens est un centre de grande consommation recevant des acteurs nationaux et étrangers qui malheureusement se trouve dans un état de sous équipement regrettable qui contraste avec son importance et son poids économique. Malgré un secteur tertiaire assez développé, aucune banque n’existe à Malanville. Seule une caisse locale de crédit agricole mutuel (CLCAM) est présente à Malanville et deux caisses villageoises d’épargne et de crédit (CVEC) sont installées respectivement à Guéné et à Garou.

Par ailleurs, il n’existe qu’une seule société d’assurance (la GAB). Le PAPME vient de faire son apparition à Malanville. Certaines structures de Micro -finance (PROMIC, SIAN’SON-ONG et autres) ne sont présentes que de façon timide et peu perceptible. Ainsi, les structures d’appui aux activités commerciales sont assez rares à Malanville malgré un secteur tertiaire de plus en plus florissant et en évolution.

Le tourisme et l’hôtellerie


Le tourisme est très peu développé malgré l’existence de nombreux sites touristiques comme le marché international de Malanville, l’embouchure de la Sota sur le fleuve Niger, les camps de pêcheurs sur le fleuve Niger, le périmètre irrigué de Malanville, les collines de Guéné et de Bodjécali, la zone cynégétique de la Djona, l’élevage des crocodiles de Wollo etc…

L’hôtellerie est au stade embryonnaire malgré le caractère cosmopolite de Malanville, sa situation de ville carrefour et son marché international. Les infrastructures hôtelleries n’existent qu’au chef-lieu de la commune et se réduisent à un seul hôtel (rose des sables) et à un motel (motel les héritiers). Ceci pose un sérieux problème d’accueil et de cadre de loisir à Malanville.

Les activités de transport


Le caractère cosmopolite de la ville de Malanville, sa situation de centre frontalier et le caractère international de son marché ont donné une grande importance aux activités de transport. Le transport des biens et des personnes est assuré par deux réseaux :

o Le réseau routier avec des camions gros porteurs pour transport de marchandises, des véhicules

o légers pour transport en commun de personnes.

o Le réseau fluvial avec des barques motorisées en partance ou en provenance du Niger, du Nigeria

o ou d’autres contrées du Bénin situées en bordure du fleuve Niger. Ces engins sont très utilisés dans le transport des biens et des personnes.

Les taxi- moto (kabu - kabu) jouent un rôle très important dans le transport intra urbain à Malanville ou inter urbain entre Malanville et Gaya au Niger. La défaillance du réseau routier entre les différents villages de la commune rend très difficile les transactions commerciales et les évacuations sanitaires avec le chef-lieu de la commune. Les animaux de trait (ânes, bœufs, dromadaires) jouent également un rôle non négligeable dans le transport notamment des produits maraîchers et du bois de chauffe.

Le Transport de marchandises

Des hôtels de standing

Une commune à visiter à tout prix

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